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Le système
COSPAS SARSAT

Site internet du COSPAS SARSAT |
Il s'agit d'un système
mondial d'alerte et de localisation par le biais de balises.
Il fournit une aide aux opérations de recherche et de sauvetage
(SAR), qu'elles soient maritimes, aéronautiques ou terrestres.
Le système COSPAS-SARSAT
est le résultat du développement de deux systèmes :
- Le système COSPAS
développé par la Russie.
COSPAS est un acronyme russe qui veut dire Cosmicheskaya
Sistyema Poiska Avariynich Sudow (système spatial pour la
recherche des navires en détresse).
Aujourd'hui ce système est dirigé par la Russie.
- Le système SARSAT
développé par les Etats-Unis, la France et le Canada.
SARSAT est un acronyme anglais qui veut dire Search and
Rescue Satellite-Aided Tracking (localisation par satellite
pour les opérations de recherche et sauvetage (SAR)).
Aujourd'hui ce système est dirigé aux Etats-Unis par la NOAA
(Agence américaine d'étude de l'atmosphère et de l'océan).
Le premier satellite du
système fut lancé en 1982 mais le système ne fut opérationnel qu'en
1984.
La fusion de ces deux systèmes ne fut totalement réalisée qu'en
1988.
Aujourd'hui, le système est dirigé alternativement par l'un des
quatre pays fondateurs (Etats-Unis, Russie, Canada et France).
Les balises ne nécessitent pas
de frais d'abonnement, ni de communication. Leur coût est lié à
l'achat ainsi qu'à son entretien (remplacement de la batterie tous
les 5 ans en moyenne). |
| Le système COSPAS
SARSAT utilise 3 types de balises : |
Les balises maritimes
Elles sont appelées RLS (Radiobalises de Localisation des
Sinistres) ou EPIRB (Emergency Position Indicating Radio
Beacons) ou GPIRB (Global Position Indicating Radio
Beacon).
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Les
balises aéronautiques
Elles sont
appelées ELT (Emergency Locator Transmitters).
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Les balises personnelles
Elles sont appelées PLB (Personal Locator Beacons).
Ces balises sont utilisées par les randonneurs, les alpinistes
...
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| Principe de
fonctionnement du système
L'ensemble des satellites du
système travaillent avec une fréquence de réception de 406 MHz
(fréquence internationale de détresse).
Après la réception d'un signal de détresse sur la fréquence de
406 MHz par les satellites, le signal est transmis à une station
terrestre dès que c'est possible afin de faire suivre l'information
au service de recherche et de sauvetage (SAR) en charge de la zone
où se trouve la balise appelante.
Le temps de localisation d'une balise émettant un signal peut aller
de 15 minutes à 4 heures par les satellites en orbite basse.
L'emplacement de la balise est détectée par les satellites grâce à
l'effet Doppler-Fizeau. La précision avec la fréquence de 406 MHz
est alors de 1 à 3 miles.
Si la balise est équipée d'un récepteur GPS, elle transmet sa
position qui peut-être captée immédiatement par les satellites
géostationnaires en donnant une position beaucoup plus précise.
Les balises utilisant la
fréquence de 406 MHz sont enregistrées et associées à un véhicule
(bateau ou avion) lors de l'achat. Ce type de balises permet la
transmission d'informations complémentaires (identité du bateau ...)
utiles pour organiser les secours.
Les anciennes balises en 121,500 MHz et 243 MHz ne présentent pas
les mêmes possibilités et la même fiabilité ce qui fait que
depuis
1er février 2009, les satellites Cospas-Sarsat ne localisent plus
les émissions sur les fréquences : 121,500 MHz et 243 MHz |
Toutes les balises à 406 MHz
sont enregistrées dans une base de données permettant aux services
de recherches et de sauvetages (SAR) d'avoir des informations
importantes pour l'organisation des secours. Cette base de données
internationale s'appelle l'IBRD. Il existe en France, le
registre national des balises Compas-Sarsat (RFBD).
Lors de l'achat d'une balise, son enregistrement s'effectue par
Internet (par l'acheteur ou le vendeur) à l'URL suivante :
http://www.406registration.com
L'enregistrement d'une balise nécessite de disposer des informations
suivantes :
- Identification
hexadécimal de la balise (15 caractères hexadécimaux),
- Nom du propriétaire et
numéro de téléphone,
- Nom et numéro de
téléphone du contact en cas d'urgence,
- Du type de véhicule
utilisant la balise,
- Du nom du véhicule, du
numéro MMSI (en cas d'utilisation marine de la balise) [impossible pour
les balises PLB] ou du
numéro d'identification .
Les balises de détresse
émettent en fait automatiquement sur 2 fréquences : 406 MHz
et 121,5 MHz.
- La fréquence de 406 MHz
est utilisée pour émettre le signal de détresse qui sera capté
par les satellites du système COSPAS-SARSAT.
- La fréquence de 121,5
MHz est utilisée localement pour affiner la localisation de la
balise par les services de recherches et de sauvetages une fois
que le signal d'alerte sur le 406 MHz a été capté.
La veille de
la fréquence
121,5 MHz est assurée sans interruption
durant les heures de service par :
- les
centres de contrôle régional et
d'information de vol,
- les
centres de détection et de contrôle
militaire (24H/24 et 7J/7),
- les
tours de contrôle d'aérodromes,
- les
bureaux de contrôle d'approche des
aérodromes internationaux,
- De
nombreux aéronefs effectuent une veille de
la fréquence
121,5 MHz,
- En
mer, les vedettes hauturières sont équipées,
sur la fréquence
121,5 MHz,
d'un radiogoniomètre de repérage d'urgence,
- Tout
Navire à passagers est pourvu des
installations permettant d'émettre et de
recevoir des radiocommunications sur place,
aux fins de recherche et sauvetage, sur les
fréquences aéronautiques
121,5 MHz
et
123,1 MHz.
Une balise a
une puissance comprise entre
3 W et
7 W sur
la fréquence de
406 MHz
en transmission digital codé du MMSI d'une durée
de 440 ms
tous les 50s.
Une balise a une puissance comprise entre
25 mW
et 100 mW
sur la fréquence de 121,500 MHz.
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Test d'une balise 406 MHz |
Comme il est impossible
d'activer la balise qui aussitôt émettrait un message d'alerte, il
existe une procédure permettant de tester le fonctionnement de la
balise.
Pour rappel, tout déclenchement de balise non justifiée par une
situation de détresse peut entrainer des poursuites judiciaires.
Pour effectuer ce test, les balises sont équipées d'un autotest qui
n'envoie pas de message de d'alerte (attention, cette procédure est
malgré tout consommatrice de courant sur la batterie de la balise). |
Les balises EPIRB et GPIRB existent sous deux formes :
- Les EPIRB/GPIRB de pont
qui sont montées dans un container fixé sur le pont du bateau et
muni d'un largueur hydrostatique permettant une éjection automatique
de la balise dès que le container est immergé entre 1,5 m et 4 m de
profondeur. La balise est activée automatiquement par le contact
avec l'eau de mer.
- Les EPIRB/GPIRB de survie
qui ne peuvent être déclenchées que manuellement.
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MMSI
Il s'agit d'une série de neuf chiffres qui constitue l'identité
numérique unique d'un navire au même titre que l'indicatif.
Il assure le codage des équipements qui utilisent la technique de
l'appel sélectif numérique (ASN - DSC en anglais) comme les VHF, les BLU,
les balises COSPAS-SARSAT et les équipements satellitaires INMARSAT.
Grâce au codage MMSI, les centres de secours sont en mesure d'identifier
rapidement un navire en utilisant la base de données de l'Agence
Nationale des Fréquences (ANFR) ou les fichiers de Lloyd's. Ces bases contiennent des informations
comme le nom du navire, les contacts à terre à appeler en cas d'urgence
...
L'ensemble de ces informations permettent de mieux organiser les
secours. |
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Modèles
de balises 406 MHz approuvées. |
Une balise avec
récepteur GPS intégré est une sécurité supplémentaire car il réduit
considérablement le temps pour localiser la balise et donne une
précision beaucoup plus fine.
Sur les petites embarcations peu visibles du ciel, le récepteur GPS
intégré est une fonctionnalité pratiquement obligatoire.
Ne pas
oublier lors de l'achat de la balise, de programmer le numéro MMSI sur
les modèles EPIRB et GPIRB ! |
Classification des balises EPIRB et GPIRB :
- Classe 1 (la
meilleure) :
- 406/121.5 MHz
- Balise flottante
(sans nécessité d'un accessoire supplémentaire de
flottaison) à déclenchement automatique
- Détectable par satellite n'importe où dans le monde
- Reconnue par la GMDSS
- Classe 2 (le
meilleur rapport qualité / prix)
:
- 406/121.5 MHz
- Similaire à la catégorie I à l'exception
du déclenchement qui est manuel (certains modèles peuvent
aussi être activés au contact de l'eau)
-
Classe B
appelée aussi catégorie B ou "mini B" (la
moins onéreuse à l'achat mais la moins performante,
maintenant obsolète) :
- Travaille seulement
sur le homing signal à 121.5 MHz
- Balise à activation
manuelle
- Ces balises ne sont
pas enregistrées et leur signal n'est plus géré par le
Cospas-Sarsat depuis le 1er février 2009
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Les balises PLB |
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Registre français des balises de détresse 406 Mhz géré par le CNES
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 Document pour l'enregistrement d'une PLB |
Les PLB ne peuvent
pas être codés avec un MMSI et n'ont pas le même niveau d'exigence de
résistance au milieu marin que les balises EPIRB / GPIRB. Ces balises
PLB sont programmées avec un numéro de série PLB.
Les PLB ne sont donc pas spécifiquement dédies à une utilisation
maritime.
Les PLB sont codées avec un numéro de série (programmation généralement
fait en sortie d'usine donc déjà programmées lors de l'achat).
Les PLB ne permettant pas le codage d'un
numéro MMSI, leur utilisation nécessite la mise à jour régulière, avant
chaque voyage, de la base de données du CNES qui assure l'alerte des
secours. Cette mise à jour est à faire par l'utilisateur, via le site
Internet du CNES.
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Certains équipements permettent une configuration en PLB
(balise programmée avec un numéro de série PLB) ou en EPIRB / GPIRB
(balise programmée avec le numéro MMSI du bateau). Dans ce
dernier cas, on parle alors de PLB-EPIRB ou de PLB-GPIRB mais
cela reste des PLB à la base et elles ne sont pas acceptés dans
tous les pays pour la licence radio maritime. Sous pavillon
Belge par exemple, les balises PLB-EPIRB ou PLB-GPIRB ne sont
pas acceptées par l'IBPT. Ces mêmes balises sont acceptées en
France par l'ANFR. |
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PLB McMurdo Fast Find 210
Bien que non dédiée à une utilisation maritime (pas de configuration du MMSI en autre), elle constitue un équipement intéressant.
Le coût d'achat entre une balise PLB et une balise EPIRB / GPIRB est sans
comparaison.
Attention les PLB ne sont pas toutes étanches et pas non plus toujours
prévues pour flotter.
La Fast Find 210 est étanche mais ne flotte pas !
24H d'autonomie en fonctionnement avec GPS (50 canaux). |

Site intéressant sur les PLB Fast
Find |
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McMurdo FastFind Max G
Balise intéressante de par ses nombreuses
possibilités.
Balise pouvant à la fois être programmée en PLB (avec numéro de série
PLB configuré) ou en GPIRB (avec numéro
MMSI configuré).
Balise étanche qui flotte avec récepteur GPS intégré (12 canaux).
48H d'autonomie en fonctionnement mais le double de poids que la Fast
Find 210 ...
Attention : Les balises PLB configurées en EPIRB
ou GPIRB
par programmation du numéro MMSI ne sont pas acceptés dans tous les
pays.
Sous pavillon Belge par exemple, une balise PLB-EPIRB n'est pas acceptée
pour la licence radio-maritime. |

Comparaison entre Fast Find 210 et Fast Find Max G |

ACR AquaLink
Balise pouvant à la fois être programmée en PLB (avec numéro de série
PLB configuré) ou en GPIRB (avec numéro
MMSI configuré).
Attention : Les balises PLB configurées en EPIRB
ou GPIRB par programmation du
numéro MMSI ne sont pas acceptés dans tous les pays.
Sous pavillon Belge par exemple, une balise PLB-EPIRB n'est pas acceptée
pour la licence radio-maritime. |
Il est possible pour
des utilisations ponctuelles de louer des balises de détresse.

Un exemple de loueur de balises |

Si vous
utilisez une balise PLB sur un bateau, avant chaque sortie, il est
nécessaire de mettre à jour la base du CNES.
Préciser l'utilisation maritime sur un bateau.
Bien donner les caractéristiques du bateau auquel on peut ajouter le
numéro MMSI comme celui-ci n'est pas configurable dans la balise PLB.
Dans les autres informations utiles, décrire le programme de la sortie
ou encore mieux, mettre un lien vers une page Internet décrivant la
sortie effectuée.
Toujours enregistrer les balises PLB sinon elles sont pratiquement
inutilisables !!! |
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Pour les balises EPIRB, GPIRB, PLB-EPIRB ou PLB-GPIRB, le numéro de MMSI à programmer sur la balise est celui du bateau sous
son pavillon de navigation.
La configuration d'une balise
avec un numéro MMSI se fait par le vendeur
de la balise.
Lors de l'achat d'une balise à l'étranger, il y a un surcoût facturé
pour programmer un numéro MMSI ne correspondant pas à un MMSI du pays du
vendeur.
Lors du changement de bateau, une balise peut-être reprogrammée pour
prendre en compte le numéro MMSI du nouveau bateau.
Attention : Les balises
PLB configurées en EPIRB ou GPIRB par programmation du numéro MMSI ne
sont pas acceptés dans tous les pays.
Sous pavillon Belge par exemple, une balise PLB-EPIRB ou PLB-GPIRB n'est
pas acceptée pour la licence radio-maritime.
En principe,
une PLB achetée auprès d'un distributeur français sera codée PLB France
depuis sa sortie usine et le distributeur n'aura pas à y retoucher.
C'est pour cela que certains clients font une fausse bonne affaire en
achetant leur PLB par internet auprès d'un distributeur américain : le
plus souvent ils reçoivent une PLB codée US et ils doivent alors
l'envoyer chez un distributeur Français pour un re-codage France (payant
cette fois-ci...).
Certains balisent (comme la
McMurdo Fastfind Max et Max G) peuvent être configurées en PLB ou en
EPIRB et sont livrées vierges de toute programmation en sortie d'usine.
Ce qui fait, que la programmation de la balise avec un numéro PLB série
ou un numéro MMSI est une opération payante dans les deux cas. Certains
vendeurs incluent le prix de la programmation dans le prix de vente de
la balise et pour d'autres, il s'agit d'un coût supplémentaire facturé
en plus du prix d'achat de la balise (bien se renseigner avant d'acheter
!)
Une PLB codée avec un numéro de série PLB n'est pas ou peu utilisable si
elle n'est pas enregistrée.
Pourquoi ? Si une balise France codée PLB série émet au large du Maroc
par exemple, les Marocains demandent au CNES ce que c'est ?
Réponse si la balise n'est pas enregistrée : "on ne sait pas" bateau ?
avion ? voiture ?
Dans ce cas vous avez très peu de chance d'être secouru ...
Toujours enregistrer les balises PLB !!!
Si la balise est codée avec le MMSI (même si elle n'est pas
enregistrée), en consultant les fichiers de la Lloyd's, on a les
renseignements sur le navire car le numéro MMSI est obligatoirement
délivré par un organisme officiel qui a enregistré des informations sur
le bateau lors de la délivrance du numéro MMSI.
L'ANFR ne délivre
les licences de station de bord et
attribuent les MMSI uniquement aux navires ayant un pavillon français.
Même règle pour l'IBPT en Belgique (uniquement pour des bateaux sous
pavillon Belge). |